L’histoire d’Anabel : une pause dans le chaos à la Maison Parenté

« Ici, à la Maison Parenté, j’ai pu appuyer sur le bouton pause. »
Ces mots, ce sont ceux d’Annabel, maman d’une petite fille de 8 ans, accueillie à la Maison Parenté, notre maison d’accueil pour familles monoparentales. Une phrase simple, mais particulièrement éloquente.
CAR AVANT D’ARRIVER ICI, IL N’Y AVAIT JAMAIS DE PAUSE.
Le décès brutal de sa maman, il y a deux ans, fait basculer sa vie. Elle perd le logement dans lequel elles vivaient, doit interrompre ses études d’éducatrice sociale, et se retrouve seule avec sa fille. Commence alors une longue période d’instabilité.
Pendant près d’un an, Anabel est hébergée avec sa fille chez des connaissances, çà et là. Elle multiplie les démarches et les visites de logements, mais les refus s’enchaînent.
« À ce moment-là, je vivais. Je survivais, plutôt, pour ma fille, mais je ne sais pas comment », confie-t-elle.
Ce qui est le plus marquant dans son récit, ce ne sont pas seulement les épreuves qu’elle a traversées. C’est l’énergie qu’elle a dû trouver pour continuer à avancer. Continuer à chercher des solutions quand on n’en voit plus. Continuer à sourire pour son enfant alors qu’on est soi-même en pleine détresse. Continuer à tenir debout quand tout vacille.
Après des mois à chercher une solution durable, Anabel se résout finalement à demander de l’aide. Une démarche difficile pour elle.
« Je me souviens que j’avais honte. Honte de demander de l’aide. Honte d’intégrer un centre d’accueil avec un enfant. Honte de devoir recevoir de l’aide sociale. »
Elle s’inscrit sur plusieurs listes d’attente et arrive finalement à la Maison Parenté. Très vite, sa fille trouve ses repères. Elle rencontre d’autres enfants, participe aux activités organisées à la Maison et retrouve un environnement rempli de sécurité, de bienveillance et de respect.
Pour décrire ce que la Maison Parenté lui a apporté, Anabel revient à plusieurs reprises sur la même image : « Ici, j’ai pu appuyer sur le bouton pause. » Pause sur l’urgence permanente. Pause sur l’angoisse de ne pas savoir où l’on dormira demain. Pause sur ce tourbillon qui empêche de reprendre son souffle et de réfléchir à la suite.
UN AN PLUS TARD, LE CHEMIN PARCOURU EST IMMENSE.
Grâce à l’accompagnement reçu, Anabel a pu reprendre pied, regagner confiance en elle et retrouver une activité professionnelle. Peu à peu, la stabilité a remplacé l’urgence.
Sa fille mène une vie d’enfant comme les autres. Elle va à l’école, passe du temps avec ses copains, participe à des activités et grandit sans aucune étiquette. Sans que les difficultés traversées par sa famille ne définissent son quotidien.
À quelques jours de la rentrée scolaire, Anabel est sereine. Pour la première fois depuis longtemps, elle n’est plus uniquement dans l’urgence.
« Aujourd’hui, je vais bien. Ma fille aussi. Elle sourit tout le temps, et ça, ça n’a pas de prix. »
Et lorsqu’elle parle de l’avenir, ce n’est plus avec inquiétude, mais avec détermination. Elle parle de ses projets, de son envie de retrouver un logement et de continuer à avancer.

Chaque année, d’autres parents comme Anabel franchissent les portes de la Maison Parenté avec les mêmes inquiétudes, les mêmes doutes et parfois la même honte.
Comme elle, ils ont besoin d’un lieu où être accueillis, se poser, souffler et bénéficier du temps et de l’accompagnement nécessaires pour se reconstruire avec leurs enfants.
C’est ce que la Maison Parenté permet chaque jour. C’est aussi ce que votre soutien rend possible.
En faisant un don, vous permettez à d’autres familles de trouver, elles aussi, ce temps de pause si précieux pour rebondir et envisager à nouveau l’avenir avec sérénité.
Quel que soit son montant, votre don a un impact concret.





