Cinq ans après son ouverture, la Maison Parenté est plus nécessaire que jamais

maison parenté

Quand Angélique arrive à la Maison Parenté avec ses trois enfants, elle est seule, sans ressources et sans solution de logement. Victime de violences conjugales, elle peine à accéder à ses droits et à envisager l’avenir. Au fil des mois, grâce à l’accompagnement de l’équipe de la Maison Parenté, elle suit des cours de français, gagne en autonomie et retrouve peu à peu confiance en ses capacités. Quelques mois plus tard, elle s’apprête à emménager dans un logement social avec ses enfants.

Son histoire n’est pas unique.

Depuis l’ouverture de la Maison Parenté en juillet 2021, ce ne sont pas moins de 105 familles monoparentales qui ont trouvé entre ses murs un lieu où souffler, reprendre confiance et reconstruire un projet de vie. La Maison Parenté est née pour répondre à une réalité bien connue des acteurs de terrain : celle de parents seuls confrontés à la précarité, au mal-logement, à l’isolement ou aux violences, et qui ont besoin de temps, d’accompagnement et de sécurité pour rebondir.

Quand tout peut basculer

Pour de nombreuses familles accueillies à Parenté, la perte de logement est rarement un événement isolé.

Derrière une demande d’hébergement se cachent souvent des situations beaucoup plus complexes : violences conjugales ou intrafamiliales, séparation, épuisement parental, perte de logement, hébergement temporaire chez des proches, expulsion, logement insalubre, difficultés administratives ou précarité financière.

Au fil des années, les équipes ont observé une évolution des situations rencontrées. Si les violences conjugales restent une réalité importante, de plus en plus de familles arrivent aujourd’hui à Parenté à la suite d’une expulsion, d’une situation d’insalubrité ou de difficultés économiques liées à la hausse du coût de la vie et du logement.

À leur arrivée, les familles ont souvent traversé des mois, parfois des années, d’instabilité. Elles ont dû prendre des décisions dans l’urgence, vivre dans l’incertitude permanente et consacrer toute leur énergie à faire face au quotidien.

C’est pourquoi les deux mots qui ont guidé le projet dès son ouverture sont restés les mêmes au fil des années : sécurité et accompagnement. La première mission de Parenté consiste à offrir un lieu où les familles peuvent enfin se poser, retrouver un peu de sérénité et reprendre leur souffle avant de reconstruire la suite.

Un projet pionnier devenu indispensable

Lorsque Les Petits Riens ouvrent la Maison Parenté en 2021, l’ambition est claire : créer à Bruxelles un lieu spécifiquement pensé pour les familles monoparentales sans logement ou en précarité de logement.

Un lieu capable d’accueillir des réalités souvent peu prises en compte ailleurs : familles monoparentales, nombreuses ou non, enfants de tout âge, parents confrontés à des violences ou à des parcours de grande vulnérabilité.

La maison dispose de 16 logements autonomes, composés de studios et d’appartements adaptés aux différentes compositions familiales. Chaque famille dispose de son propre espace de vie afin de préserver son autonomie et son intimité.

Cinq ans plus tard, Parenté est devenue un acteur reconnu de l’accompagnement des familles monoparentales à Bruxelles. Les demandes n’ont cessé d’augmenter et témoignent de l’importance du besoin auquel répond la maison.

5 ans de Parenté en chiffres

🏠 105 familles accueillies, dont :

👨‍👩‍👧 105 parents accompagnés

🧒 183 enfants soutenus dans leur parcours

🔑 16 logements autonomes

📈 96 familles en attente d’une place fin 2025

✅ 85 % des familles quittant Parenté accèdent à une solution de logement durable

❤️ 5 années d’accompagnement au service des familles monoparentales

Les cinq prochaines années commencent aujourd’hui

Si la Maison Parenté existe aujourd’hui, c’est grâce au soutien de partenaires publics et privés, de fondations, d’entreprises mécènes, de volontaires, de donatrices et de donateurs financiers qui ont cru dans ce projet dès ses débuts. Mais aussi grâce à la confiance des clientes et clients des Petits Riens qui, par leurs achats dans nos magasins, permettent chaque jour à des projets comme celui-ci de voir le jour, de se développer et d’accompagner durablement les familles qui en ont besoin.

Leur engagement a permis bien davantage que la création d’un bâtiment. Il a permis de construire un lieu où des familles peuvent retrouver ce que la précarité leur retire souvent en premier : un sentiment de sécurité, du répit et la confiance nécessaire pour avancer.

Cinq ans après son ouverture, l’ambition reste inchangée : offrir aux familles monoparentales le temps, l’accompagnement et la stabilité dont elles ont besoin pour reprendre pied durablement.

Comme Angélique, d’autres parents pousseront demain la porte de Parenté avec l’espoir de pouvoir recommencer.

Pour eux, ces cinq premières années ne constituent pas un aboutissement.

Elles sont le point de départ des cinq suivantes.