Dénombrement de Bruss’help : la réalité derrière les chiffres
Selon le dernier rapport de dénombrement de Bruss’help, 9.777 personnes sans chez-soi ont été recensées à Bruxelles. C’est près de +25% d’augmentation par rapport à 2022. Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres ? Genre, âge, questions liées à la santé, parcours de vie, raisons qui mènent au sans-abrisme… On a plongé dans le dernier rapport de Bruss’help pour en dégager quelques chiffres clés 🔍
Les chiffres clés à retenir du nouveau rapport de Bruss’Help 🔎
1 personne sur 4 en hébergement d’urgence vit sans chez-soi depuis plus de 2 ans.
Ces centres d’hébergement, initialement pensés pour dépanner quelques nuits ou semaines, deviennent des lieux de vie par défaut.
1 personne sans-chez-soi sur 4 vit dans un logement non conventionnel (Squats, logements insalubres, hébergements chez un proche, …)
Contrairement aux idées reçues, le sans-abrisme ne concerne pas que les personnes dormant dans l’espace public. Ce sont des formes de vie précaires et instables, mais souvent invisibles. ![]()
1 personne sur 10 est une femme seule avec enfant.
Même si la grande majorité des personnes sans chez-soi recensées sont des hommes (67%), il ne faut pas sous-estimer la propension de femmes, en particulier les femmes avec enfants.
Souvent absentes de l’espace public, elles sont hébergées chez des proches, ou dans des structures d’accueil.
1 personne sans-abri sur 10 est un.e jeune âgé.e de 18 à 24 ans.
Des chiffres qui augmentent significativement quand on élargit à la totalité du territoire belge.
Selon d’autres études, 1 adulte sans chez-soi sur 5 a entre 18 et 25 ans.
Pourquoi perd-on son logement ?
Pourquoi perd-on son logement ?
Les causes de l’instabilité résidentielle sont multiples et cumulées.
« La perte de logement est rarement due à un seul facteur. »
Elle résulte d’un enchevêtrement de difficultés sociales, administratives et personnelles.
1 personne sur 4 n’a pas de titre de séjour valide.
Cela signifie :
Pas de revenu
Pas de logement
Pas d’accès aux soins, à l’aide sociale ou à un contrat de travail
Ces personnes sont exclues de presque toutes les formes de soutien.
Près de 6 personnes sur 10 (58,9 %) sans chez-soi vivent avec au moins un problème de santé (douleurs ou maladies physiques, troubles psychiques, addictions, ..).
Sans logement, impossible de se soigner, de se reposer ou même d’avoir une ordonnance. Et plus la situation dure, plus l’état de santé se dégrade. ![]()
Ces chiffres le prouvent : la lutte contre le sans-abrisme est plus que jamais nécessaire.
Chaque jour, Les Petits Riens se mobilisent : centres d’hébergement, centre de jour, actions sociales de terrain, Insertion socioprofessionnelle et formations, … ![]()
Nos actions sociales sont au cœur de tout ce que nous entreprenons.
Et rien de tout ça ne serait possible sans vous. Par vos dons financiers, vos achats en magasin ou vos dons matériels, vous contribuez concrètement à notre combat contre la précarité.
Ensemble, continuons à agir.
→ Pour lire le rapport dans son intégralité : Rapport Bruss’help